Réfléxion sur l’ enseignement de la philosophie

 http://www.enseignerlaphilosophie.fr/epha/epha-1-presentation-des-journees-des-24-25-mai-2013/

http://www.enseignerlaphilosophie.fr/gfen/ecrire-2-un-atelier-decriture-en-philosophie/ 

http://www.enseignerlaphilosophie.fr/gfen/travaux-decriture-en-cours-de-philosophie-par-jean-gilbert/

 http://quepuisjesavoir.org/…/reflexions-sur-lenseignement-…/

extrait :

INTRODUCTION
Cela fait à présent neuf mois que je suis stagiaire en philosophie et s’il y a bien
quelque chose qui ne cesse pas de m’étonner c’est l’étrange incapacité que semblent
avoir la plupart des collègues que j’ai rencontrés à penser leur propre enseignement.
C’est comme si l’enseignement de la philosophie était le seul objet qui n’était pas
pensable, le seul objet dont il ne serait pas nécessaire de discuter, tant il serait évident.
Cela ne veut pas dire pour autant que leur manière de faire cours n’est pas régulée par
une représentation de ce que devrait être un cours de philosophie. C’est plutôt que cette
représentation, le plus souvent difficile à verbaliser, semble se trouver hors du champ
des choses qui font problème. On a le sentiment que leur manière de faire serait la
manière de faire. En sortir, ce serait sortir de la philosophie.
Tout ceci est évidemment profondément absurde et révèle une centration sur soi,
sur ses pratiques et sur ses traditions assez inquiétante. Il existe de nombreuses façons
d’enseigner la philosophie. En premier lieu, il existe une variété, hors de France, de
modèles d’enseignement différents. Les italiens pratiquent un enseignement d’histoire
des idées qui s’appuie sur des résumés de doctrinesi. Les anglais et les québécois
pratiquent un enseignement de philosophie générale qui s’appuie sur des problèmes
précisément définis et sur les réponses canoniques à ces différents problèmesii.  Par
ailleurs, si l’on réfléchit quelques instants à l’histoire de la philosophie sous l’angle des
modes d’exposition, on se rend aisément compte que loin d’être la philosophie elle-
même, le cours de philosophie à la française n’est qu’une possibilité parmi d’autres. Le
second élément qui me semble assez étrange, c’est que le cours de philosophie à la
française est en réalité tout sauf une évidence. Il existe en fait de sérieuses raisons de
croire que cette manière de faire un cours de philosophie n’est pas la meilleure qu’on
puisse imaginer. Quelles sont ces raisons ? En premier lieu, le cours de philosophie à la

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