Pourquoi n’arrivons nous pas à dire ce qu’est la philosophie?

Mais pourquoi donc la philosophie est-elle si fourbe, qu’à peine on a compris ce qu’elle était, elle s’obstine à nous faire encore nous demander si on en est sûr?

J’ai eu une discussion éclair avec un collègue qui dit avoir fait le tour de toutes les initiatives de philosophie pour enfant et je ne suis pas sûre d’avoir clairement compris ses conclusions. En tout cas toute pédagogie alternative autour de la philosophie semble exclue à ses yeux.

Il donne le sentiment que seuls ceux qui étudient et approfondissent les auteurs peuvent avoir accès à ce qu’est LA Philosophie. Mais j’ai de mon côté l’idée depuis des années que c’est à cause de cette conception là que les gens fuient la philosophie et n’essaient même pas de voir ce qu’elle peut être.

Il y a un fossé entre le questionnement qui se croit éclairé et qui comme le dit très bien mon collègue, fait comme Monsieur Jourdain chez Molière en se prenant pour un philosophe en disant n’importe quoi. Donc si c’est ce qu’il voulait dire, je suis bien d’accord, dans ce domaine, on devient vite imbu de sa personne sous prétexte d’avoir prononcé quelques mots savants et quelques références de seconde main.

Mais alors tous ceux qui veulent donner accès à la philosophie aux enfants ou qui veulent avoir des questionnements philosophiques sans vraiment connaître la philosophie et sans avoir la capacité de lire Kant ou Spinoza sont-ils pour autant des imposteurs et des personnes qui ne pourront jamais accéder aux brillantes sphères de la philosophie?

C’est justement ce que je n’ai jamais cru, car l’étonnement et le questionnement philosophique sont toujours là en permanence à portée de main pour chacun et comme le veut Jankélévitch, l’étonnement fait sans doute partie des choses qui se présentent à nous par fulgurance et qui parfois redisparaissent aussitôt, après en avoir eu une si forte et si claire intuition.

Pour preuve j’en ai le nombre d’adultes qui veulent que je les conseille sur des livres de philosophie accessibles pour eux. Sans pour autant prétendre qu’ils sont philosophes, car selon mon collègue cela serait vraiment se moquer du monde. Les enfants ont ce regard juste et précis sur les choses car ils sont souvent étonnés par ce qui est devenu si évident pour nous. Ils proposent une autre façon de voir, là où nous sommes habitués à aborder une question sous un certain angle.

Expérience d’Ateliers d’écriture en classe de terminale

 

 

Expérience d’Ateliers d’écriture en classe de terminale

 Avant de faire part de mes propres expériences, je propose ici un lien vers un site qui transmet déjà une expérience très détaillée de l’atelier d’écriture en philosophie et dont voici un extrait pour donner envie de lire le reste : 
 » – tout d’abord, il s’agit d’éveiller la curiosité des élèves, et de les impliquer dans la réflexion, en leur faisant prendre conscience de la dimension à la fois universelle et singulière des problèmes abordés : ils appartiennent à tous, et parce qu’ils appartiennent à tous, ils appartiennent à chacun. D’une certaine manière, ils sont beaucoup plus intimes que des « problèmes personnels ». Demander à des élèves de raconter une expérience particulière, ou d’inventer une histoire touchant un thème du programme, ou de faire leur propre portrait, doit leur permettre de comprendre que leurs représentations, leurs souvenirs, leurs opinions parfois les plus banales, peuvent constituer le matériau d’une réflexion critique qui les éclairera en retour sur ce qu’ils pensent et sur ce qu’ils sont. Autrement dit, les problèmes philosophiques « les regardent », ils ne s’en rendent pas toujours compte spontanément, leur demander d’écrire (même si cela ne relève pas d’une écriture proprement philosophique) les aide à opérer cette prise de conscience. »

Pour lire la suite rendez-vous sur ce site : http://www.enseignerlaphilosophie.fr/gfen/travaux-decriture-en-cours-de-philosophie-par-jean-gilbert/

Usage du numérique dans un cours de philosophie et participation active des élèves.

Usage du numérique dans un cours de philosophie et participation active des élèves.

Pendant mon cours pour éviter le décrochage de l’attention et faciliter la compréhension je change de support avec les élèves.

 


1) Après une introduction à une notion et l’étude d’un texte, il me reste souvent une demi-heure durant laquelle je leur passe un documentaire. Par exemple un documentaire Arte sur les origines du langage, cela fait un très bon complément pour illustrer le cours sur le langage, ils doivent prendre des notes et me rendre un questionnaire que je leur ai donné, grâce à cette méthode les élèves trouvent plus facilement des exemples dans leurs dissertations.

2) Pendant que je développe un point précis, par exemple -quels sont les différents modes de communication des animaux?-, je trace un tableau en demandant de décrire 3 ou 4 modes de communication d’animaux, la fonction et l’analyse que nous pouvons en faire par rapport au type de langage. Pour cela je demande aux élèves de se mettre par 4 et de chercher ensemble. Un des élèves « secrétaire » va ensuite remplir le tableau.

3) Lorsque il y a beaucoup à écrire j’explique les notions et termes complexe et je projette le cours au tableau numérique, je surligne les éléments qu’ils doivent prendre en note, afin de leur apprendre à faire des fiches de synthèse et à écouter en retenant l’essentiel.

4) J’illustre souvent mes cours avec des tableaux, des images, des œuvres d’art ou des extraits de films.

5) En partant des termes du chapitre, je donne la parole aux élèves pour qu’ils proposent leur définition, à partir de leurs mots je construis l’accroche de mon cours.

6) Je donne un sujet de dissertation, je fais trois colonnes au tableau, les élèves doivent trouver les titres des parties. Je divise la classe en trois camps et ils doivent défendre le mieux leur camp avec des arguments que je note au tableau. A partir de cela nous faisons une dissertation.

Recherche au CDI

Une recherche au CDI du Lycée

En tant qu’enseignante de Philosophie, j’ai pu remarquer que le manque de repères au point de vue de la chronologie des auteurs et de leurs courants de pensée rend le cours souvent inaccessible aux élèves.

J’ai donc envisagé de faire un questionnaire de recherche dans le CDI pour les élèves pour préparer le cours sur le vivant.

Terminale S Questionnaire de philosophie : recherche au CDI
1) Chercher la philosophie de A à Z/ DICTIONNAIRE DE PHILOSOPHIE / La Philosophie
ENCYCLOPEDIE DE LA PHILOSOPHIE/ Vocabulaire de la philosophie et des sciences humaines. Vous pouvez aussi utilisez un dictionnaire de la langue française et des noms propres.
Prenez un des exemplaires ci-dessus et notez lequel vous utilisez.
2) Chercher la définition du mot être vivant.
3) Chercher la définition de La vie.
4) Relevez le titre d’un ouvrage de Jean Jacques Rousseau, et son année de première publication.
5) Qui est l’auteur de l’apologie de Socrate ?
6) Donnez les dates de vie et de mort de Nietzsche, et le titre d’un de ses ouvrages.
7) Quel auteur parle des « animaux-machine » ?
8) Notez un ouvrage et une théorie de Darwin.
9) De qui Aristote était-il le contemporain ? Nommez une de ses œuvres, une des ses théories sur le vivant.
10) En vous aidant des ouvrages de philosophie, trouvez une différence entre matérialisme et vitalisme.
Questions bonus :
11) Trouvez une citation d’un auteur du XXème siècle dont une de ses œuvres est au CDI
12) Trouvez  l’Introduction à la psychanalyse, notez la cote, l’auteur et recopiez la 4ème de couverture.
13) Allez choisir une exemplaire de Philosophie magazine, notez le n° et la page, le titre d’un article qui vous intéresse. Dites pourquoi vous le choisissez.
 
 
 
 

Résultat de l’expérience

 Résultat plus que positif, j’ai demandé aux élèves de se mettre par 3 maximum, et ils étaient tous concentrés impliqués, me sollicitant en levant la main pour que je vienne les aider. J’ai mis une note sur 10 et ils ont presque tous eu 10. Non seulement le travail leur a plu mais leurs efforts ont été bien récompensés, ils ont passé un bon moment et moi aussi.
Lors de l’exercice philosophique suivant, ils avaient tous retenus ce qu’ils avaient fait et ne confondaient plus Descartes et Platon et savaient donner leur siècle.  Et tout ça n’a pris qu’une heure .
 
Constat : Les élèves sortis du cadre de la classe changent d’attitude, ils ont besoin de faire quelque chose et d’avoir un contact actif et dynamique avec les livres.

Atelier philosophique au Collège

  1ère séance, le 7 Novembre 2013

Pourquoi a t-on parfois envie de se moquer? 

  Compte rendu de la première séance :

Durée  : 60 minutes

Installation : 12 élèves installés en cercle dans des fauteuils

Je suis un peu à l’extérieur du cercle sur une chaise et je prends des notes.

1ère phase : explication des règles. 

Prise de parole avec le bâton de parole.

– Faire prendre la parole à chacun et leur faire comprendre que tous les avis sont intéressants, que chacun peut avoir quelque chose à dire, que le but n’est pas d’avoir la bonne ou la mauvaise réponse mais d’avoir un avis ou de se poser des questions.

-Personne n’est obligé de parler

J’ai ensuite proposé un sujet je leur ai demandé de faire le silence pendant un moment et de réfléchir à une réponse avant de commencer à parler.

Ce temps leur a permis de se calmer et de se poser.

Les élèves ont très vite compris les consignes et l’intérêt de ce qui est proposé. Ils ont donnés des arguments et ont chacun pris la parole à leur tour avec le bâton de parole, tout en réagissant et intervenant par rapport à ce qu’avait pu dire un autre élève.

Je leur avais distribué à chacun un carton avec leur prénom afin que je puisse prendre des notes, et qu’ils puissent réagir en citant ce qu’avait dit un de leur camarade.

Deuxième phase : 

Réalisation d’un panneau avec les phrases des élèves.

Découpage, écriture, collage.

Écriture de nouvelles questions pour les prochaines séances par certains élèves.

Après cette première expérience je me suis rendue compte que le panneau devrait être réalisé dans un autre temps, avec les élèves les plus motivés et volontaires pour le faire. Car ceux qui n’écrivaient rien se dissipaient et perdaient leur intérêt pour l’atelier. J’ai donc prévu de consacrer l’heure entière uniquement aux discussions et aux débats.

 

Deuxième séance : 

A quoi sert l’Homme dans l’Univers?

14 novembre 2013

 

La séance a débuté par un débat autour du sujet proposé par un élève la séance précédente. A quoi sert l’Homme dans l’Univers? Les élèves ont discuté sur la question pendant 35 minutes ils avaient encore beaucoup de choses à dire et se sont passionnés pour le sujet. Il y avait (nombre) élèves. Essentiellement des 3èmes, une quatrième et un cinquième. Je n’ai presque pas eu besoin d’intervenir les élèves s’organisaient et s’auto-disciplinaient pour la discussion.

Le sérieux et la pertinence des propos étaient troublants.

En deuxième partie j’ai proposé un jeu-débat autour de la question, est ce que les autres peuvent ressentir la même chose que nous?
J’ai fait deux camps un pour et un contre, avec enregitreur. Un argument par camp et le but est de rallier tout le monde de son côté. La discussion a duré 25 minutes, les élèves voulaient continuer. Ils ont beaucoup parlé de la mort et de sentiments douloureux. Certains élèves ne vivants plus avec leurs parents pour différentes raisons. L’ambiance était pleine d’émotion et de confidence.

 Troisième séance, 21 Novembre 2013

Est ce que les animaux pensent comme nous?

 

Beaucoup d’élèves avec de nouveaux venus, et deux élèves ‘porteurs » absents. L’ambiance étaient à la « déconade » et il était difficile de faire garder leur calme aux élèves.
Le débat jeu a porté sur « Un mensonge peut il être justifié » La prise de parole était légère et tournait autour du père noel, j’ai du intervenir pour les faire aller dans un sens plus proche de la discussion que du bavardage.

28 Novembre, Séance avec un groupe de 6ème

Qu’est ce que Grandir? 

Séance avec des élèves de 6ème et de 5ème
Sujet : qu’est ce que grandir?
Durée 30 minutes

 

 Séance du 05 Décembre 2013 Qu’est-ce que c’est être intelligent?

Le groupe des 3èmes commence à avoir sa routine, et s’installe dans le calme se concentre tout de suite sur le sujet. J’ai l’impression pendant cette séance de les laisser faire car ils s’autogèrent très bien dans la prise de parole. 

4ème séance avec les 3ème, « qu’est-ce que c’est être intelligent? »
Très grande motivation du groupe, ils sont calmes et s’écoutent. Il n’y a eu que 10 élèves à cette séance.
Pour le reste la séance a été organisée sur le même principe et la durée a été semblable.

19 Décembre 2013 6ème
10 élèves 
A quoi sert la politesse?
Pourquoi certaines  choses sont interdites? 
Pourquoi les hommes se font la  guerre?
 9 janvier 2014  : 3ème
12 élèves 
Comment l’Univers a t-il été créé?
Pourquoi tombe t-on amoureux?
 

16 Janvier 2014  : 6 ème

9 élèves
Pourquoi tombe t-on amoureux?
Comment l’Univers a t-il été créé?

30 Janvier 2014  : 3ème

7 élèves dont 5 garçons
L’affluence aux ateliers baisse ou augmente en fonction des autres activités des élèves. Sorties, réunions, préparations de contrôles.
Pourquoi veut-on faire ce qui est interdit?
Débat
Pour ou contre les jeux vidéos violents

6 Février 2014 : 6ème 

Est-ce que les animaux pensent comme nous?
Pourquoi y a t-il des gens racistes?
Pourquoi est-ce qu’on se moque de quelqu’un?

13 Février 2014  : 3ème

12 élèves
Est-ce que nous avons une âme?
Débat
Les forces de l’ordre doivent-elles toujours avoir recours à la violence?

Jeudi 6 mars 2014  : 6ème

10 élèves
 
Pourquoi les araignées font elles peur?
Pourquoi faut-il toujours se coucher?
Malgré le petit nombre d’élève (une dizaine), la séance a été assez pénible. Les élèves arrivent au compte goutte à cause de problème d’horaire de passage à la cantine. Deux élèves me posent problème depuis plusieurs séance car ils ne respectent pas les règles élémentaire du groupe, à savoir ne pas parler sans avoir le bâton de parole, et ne pas se moquer ou faire de commentaire sur ce que disent les autres. Je pense que je ne vais plus les accepter dans le groupe, afin de montrer que les règles de base sont importantes. Certaines filles avaient beaucoup de choses à dire mais ont été coupées et empêchées par les deux garçons trop agités.
J’ai choisi pour cette séance des questions qui intéressent les élèves sans être vraiment philosophique. Je retenterai l’expérience car pour le moment l’agitation du groupe ne m’a pas permis de savoir si ces questions les aidaient à mieux s’exprimer.
Pour ces questions je me suis inspirée des questions proposées par les élèves eux-mêmes sur des petits papiers, et d’un livre ‘le livre des pourquoi’.




Jeudi 27 mars 2014  : 3ème

Pourquoi y a t-il des religions différentes?
Faut-il dire tout ce qu’on pense?


9 élèves
La séance a été très calme. Les discussions ont été peu animées. Mais il ressort toujours des idées intéressantes et quelques réflexions qui méritent d’être relevées.
Il n’y a pas eu de débat.





Jeudi 3 Avril 2014  : 3ème

15 élèves dont 4 nouveaux
Pourquoi quelqu’un devient-il notre meilleur ami?
Si tout le monde fait la même chose faut-il faire pareil pour être normal?
15 est un bon nombre car cela crée une certaine dynamique, les sujets ont plu et le débat a été passionné. 
Les nouveaux arrivants apportent toujours une fraîcheur et un intérêt nouveau permettant de casser l’impression de lassitude et d’habitude.
Les élèves apprécient souvent de changer de question, aussi j’en prépare toujours trois ou quatre. Mais je fais en sorte de bien donner la parole à tout le monde car il y a toujours des frustrés qui n’ont pas pu assez s’exprimer sur un sujet. 
 
Débat : Le vote doit-il être obligatoire?

 

 

Dans le cadre de la mise en place d’un Atelier Philosophique au Collège, au préalable j’ai fait des recherches sur les travaux  de Jacques Lévine.

Voici un site où le travail des enseignants est retranscrit :
http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/documentation/Pages/2011/123_CDI_Une.aspx

Le savoir ou la sagesse?


Les limites du trop savoir, l’écueil de penser que le sage ou le philosophe doit être celui qui sait tout : 

 


Rick Hanson Le pouvoir des petits rien, 52 exercices quotidiens pour changer sa vie. 


Chapitre 34 : Ne pas savoir

Il est un érudit et une sainte qui habitaient la même rue. Un jour, l’érudit interrogea la sainte sur le sens de la vie. Elle parle d’amour et de joie, puis marqua une pause pour réfléchir, et l’érudit se lança dans un long discours sur les philosophies occidentale et orientale. Lorsqu’il eut terminé , la sainte lui propose du thé, le prépara avec soin et le versa lentement dans la tasse de l’érudit. Centimètre par centimètre , le liquide monta dans la tasse. Il s’approcha du bord, mais la sainte n’arrêta pas de verser. Il déborda de la tasse, se répandit sur la table, mais la sainte ne s’arrêta toujours pas. « Qu’est ce que vous faites? » s’écria l’érudit. Vous ne pouvez pas remplir une tasse déjà pleine! » La sainte posa la théière et répondit : « Exactement. »
L’esprit ouvert et spacieux peut absorber beaucoup d’informations utiles. En revanche, l’esprit déjà plein -de suppositions, de convictions, d’idées préconçues- laisse passer des détails ou des éléments de contexte importants, tire des conclusions hâtives et peine à apprendre des choses nouvelles.
Par exemple, imaginons qu’une amie vous dise des mots blessants. Quels seraient les avantages de l’attitude suivante? Hum, qu’est ce qu’elle veut dire? Je n’en suis pas sûr, je ne sais pas vraiment. Premièrement, vous vous accorderiez plus de temps pour réfléchir avant de prononcer des paroles  regrettables. Deuxièmement, vous vous poseriez spontanément des questions et vous en apprendriez davantage :
Avez-vous bien entendu? Avez-vous des raisons de lui présentez des excuses? Est-ce que votre amie est perturbée par des événements qui n’ont rien à voir avec vous? Est-ce qu’elle vous a simplement mal compris? Troisièmement, votre amie serait probablement plus ouverte et moins sur la défensive : les je-sais-tout sont assez agaçants.
Selon Jean Piaget, le grand psychologue de l’enfant, il existe essentiellement deux types d’apprentissage : 
*l’assimilation : l’intégration de nouvelles informations à un mode de raisonnement existant
*l’accommodation : le changement d’un mode de raisonnement existant en fonction de nouvelles informations.
Les deux sont importants, mais l’accommodation est plus fondamentale, et sa portée considérable. Pourtant elle est plus difficile à appliquer car abandonner ou transformer des convictions ancrées peut se révéler déstabilisant, voir effrayant. C’est pourquoi il importe de retrouver le chemin de la merveilleuse ouverture d’esprit des enfants, en voyant pour la première fois un grillon, une brosse à dent ou un champignon -un esprit d’enfant, un esprit neuf du débutant… un esprit qui ne sait pas.

Les dangers de la télévision

Bernard Stiegler donnait des cours de philosophie à la Maison Ecole du Grand-Meaulnes, à Epineuil-le-Fleuriel.
Pour plus d’information consulter ce site : 

http://pharmakon.fr/wordpress/

C’était une façon originale de faire revivre cette école qui a été le lieu d’inspiration du Grand-Meaulnes.

A nous de poursuivre de ce beau projet en faisant vivre des lieux, et en continuant à philosopher!

Les Dangers de la télévision.
Bernard Stiegler

Notre attention est entièrement captée par les images, il n’y a plus que la pulsion vers l’image, sans l’intermédiaire, sans le pas de côté créatif qui permettrait de l’intégrer et de la faire sienne dans son propre récit. Au lieu de cela notre rapport à l’image, devient un produit à part entière qui rapporte de l’argent et dont l’impact sur notre psychisme n’a pas plus de valeur que celui de nos clics lorsque nous surfons sur Internet. Avons-nous atteint le summum de la marchandisation de l’humain, ou bien y aura-t-il une étape supérieure? Faut-il attendre d’aller au delà pour dénoncer l’insupportable?

 
http://youtube https://www.youtube.com/watch?v=1OLu1qSmaHE&fs=1&source=uds&w=320&h=266

Savoirs sans frontières

                                      Savoirs sans frontières

La science en BD, à télécharger gratuitement :

http://www.savoir-sans-frontieres.com/

Écouter la présentation de l’association :

http://www.savoir-sans-frontieres.com/JPP/franceinter_ssf.mp3

Pour les écoles, les enfants et tous les curieux….

Par exemple pour télécharger la BD « mur du silence » il suffit d’aller sur cette page pour l’avoir en PDF :
http://www.savoir-sans-frontieres.com/JPP/telechargeables/Francais/mur_silence.htm 
extrait :

Comment rendre la philosophie encore plus populaire?

Comment rendre la philosophie encore plus populaire?

Projet de lieu d’échanges, de recherche et d’enseignement de la philosophie.

Les expériences d’universités populaires.

Inspiration

Vincennes l’université perdue

Ouverte à tous, l’université de Vincennes, créée à l’automne 1968 et détruite en 1980, incarnait la possibilité d’un autre système d’enseignement. Entre nostalgie et réflexion, ce brillant documentaire rend hommage à une histoire oubliée.

vincennes
https://www.youtube.com/watch?v=FcCW-12OCeg&ab_channel=Bazarchives

Texte Rousseau, Lettre 8


On a beau vouloir confondre l’indépendance et la liberté, ces deux choses sont si différentes que même elles s’excluent mutuellement.
Quand chacun fait ce qu’il lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d’autres, et cela ne s’appelle pas un État libre. La liberté consiste moins à faire sa volonté qu’à n’être pas soumis à celle d’autrui ; elle consiste encore à ne pas soumettre la volonté d’autrui à la nôtre. Quiconque est maître ne peut être libre, et régner c’est obéir.
[…]
Il n’y a donc point de liberté sans lois, ni où quelqu’un est au-dessus des lois : dans l’état même de nature l’homme n’est libre qu’à la faveur de la loi naturelle qui commande à tous. Un peuple libre obéit, mais il ne sert pas ; il a des chefs et non pas des maîtres ; il obéit aux lois, mais il n’obéit qu’aux lois et c’est par la force des lois qu’il n’obéit pas aux hommes. Toutes les barrières qu’on donne dans les Républiques au pouvoir des Magistrats ne sont établies que pour garantir de leurs atteintes l’enceinte sacrée des lois : ils en sont les ministres non les arbitres, ils doivent les garder non les enfreindre.
Un Peuple est libre, quelque forme qu’ait son Gouvernement, quand dans celui qui le gouverne il ne voit point l’homme, mais l’organe de la loi. En un mot, la liberté suit toujours le sort des lois, elle règne ou périt avec elles ; je ne sache rien de plus certain.
Lettres écrites de la montagne (1764), Huitième Lettre, in Œuvres complètes, vol. III, La Pléiade, Gallimard, 1964